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Hors-Série N°3 : Notre-Dame de la Dormition est sorti !
(Allez ! On file en librairie !)
Eh oui ! C’est le grand jour ! Et je vais le fêter dans ma région, là où tout a commencé ! Mais d’ailleurs : comment tout a commencé ?
Les origines :
Il y a environ trois ans, j’ai eu une idée de roman… qui m’est venue comme toutes mes autres idées de roman : dans mon sommeil. Ceux qui me connaissent depuis longtemps le savent sans doute : je m’inspire de mes songes pour écrire, et j’aime particulièrement le côté organique et chaotique des cauchemars…
Bon, eh bien, ce cauchemar là était particulièrement marquant.
Je vivais encore aux alentours de Toulouse dans celui-ci (je suis originaire de Toulouse et ma région me manque toujours énormément, raison pour laquelle j’en parle très souvent dans mes textes), mais quelque chose de malsain traînait dans l’air. Les rues que je connaissais et aimais se mélangeaient. Personne n’errait dehors à part moi. Le ciel nocturne semblait bientôt s’éclaircir, mais sans jamais franchir le pas de l’aurore… bref, une ambiance très liminale. Je reconnaissais que je me promenais aux alentours de l’église du couvent des Jacobins, mon église favorite, mais une ombre grossissait tout autour de moi et je ne pouvais pas y rentrer pour m’en abriter. Finalement, il s’avérait que l’ombre était celle d’un deuxième sanctuaire, une sorte de jumeau maléfique du couvent des Jacobins, noir de suie et dissimulé dans la nuit. Je pouvais rentrer à l’intérieur de ce sanctuaire là, mais à chaque pas que j’y faisais, un malaise horrible me prenait. Les murs étaient à la fois carbonisés et suintants de sang et de tripes, comme si le bâtiment tout entier était un corps en décomposition. Quelque part dans une chapelle, un dais sculpté en forme de draperie me révélait le vocable de cet horrible endroit : Notre-Dame de la Dormition.

Vous voyez cette ambiance ? Bah ça faisait plus peur
Je me suis réveillée un peu après cette horrible visite avec tout un tas d’idées fourmillant dans mon crâne. J’avais déjà très envie de créer un roman se passant à Toulouse dans l’univers du théâtre lyrique et du ballet (l’orchestre national du capitole de Toulouse est très prestigieux et la vie toulousaine est donc très marquée par la musique classique) et cet horrible bâtiment me donnait l'atmosphère nécessaire pour créer une histoire marquante. Pour mes lecteurs les plus fidèles, vous noterez que c’est la seconde fois qu’une histoire me vient de mon amour pour l’église des Jacobins de Toulouse, la première étant Le cloître des vanités !
Comme j’avais besoin d’inventer un sanctuaire fictif pour le lier à mon intrigue autour du théâtre, je me suis souvenue de mes études d’histoire de l’art et de la vraie sœur jumelle de l’église du couvent des Jacobins : celle du couvent des Cordeliers de Toulouse. Une magnifique église franciscaine dont il ne reste aujourd’hui que d’impressionnantes ruines et quelques légendes fantomatiques, mais dont je connais assez bien l’agencement médiéval pour l’avoir étudié. Et surtout, une église dont le sort tragique a été décidé… par un incendie.

L’église du couvent des Cordeliers de Toulouse (ou ce qu’il en reste)
Et voilà, j’avais l’inspiration pour mes flammes, mon sanctuaire maudit et hanté, mon théâtre fictif à installer par-dessus et un titre tout prêt : Notre-Dame de la Dormition. Titre qui fait évidemment écho à un roman que j’adore de mon auteur préféré (Victor Hugo, je vous laisse deviner le roman en question^^). Et la dormition étant un concept lié à la mort et surtout la mort de la Vierge, je peux remercier mon premier cauchemar de m’avoir directement livré ce nom parfaitement lugubre et adapté !
Et aujourd’hui, ce roman sort en librairie !

Il est beau, il est chaud, il est en librairie !
Les vibes :
Vous l’aurez compris : Notre-Dame de la Dormition est très influencé par mon amour du gothique, autant le courant architectural que le genre littéraire. Mais aussi par ma passion pour la musique classique, l’opéra et le ballet. Et enfin, c’est une lettre d’amour à ma ville et à ses secrets…
C’est un roman brutal et horrifique, mais également queer et romantique, plus character driven que plot driven, plein de nostalgie et de contemplation, mais aussi de vengeance et de peur !

Que serait une autrice sans ses moodboards ?
Et si Notre-Dame de la Dormition devait être une musique, ce serait ce morceau de Mike Oldfield :
Alors ? Convaincu.e.s ?
Et après ?
Maintenant que mon roman est sorti et que je suis de nouveau une autrice diffusée, je veux encore aller de l’avant ! Continuer de vous proposer des œuvres gothiques (ma novella Comme un ruban d’écarlate attend toujours d’être sélectionnée à l’heure où je vous parle, et j’espère de bonnes nouvelles pour Le cloître des vanités), mais aussi des romans historiques (L’évadée de Castille devrait se lancer dans les soumissions d’ici quelques mois) qui explorent parfois plus la piste du thriller que du fantastique !
Pour ce qui est du contact avec les lecteurs : je me suis inscrite à pas mal de gros salons cette année, alors j’ai hâte de vous y croiser !
Et si vous vous procurez Notre-Dame de la Dormition en librairie (l’option qui me remplit le plus de joie et de bonheur, sachez-le), n’hésitez pas à m’envoyer des photos du livre en rayon ! Mon ego de jeune autrice sera aux anges !
Je vous souhaite une excellente lecture et on se parle en fin de mois !
(PS : Je n’ai pas encore signé les précommandes à l’heure où je programme cette newsletter, mais j’y vais le 18 février, donc si vous êtes passé par les précos vous devriez recevoir vos magnifiques exemplaires d’ici la fin du mois !)
À bientôt !

Manon Segur