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Le poisson d'avril
(Il est pas orange, il a pas de bras)
Mesdames, Messieurs, Mes camarades entre les deux, c’est absolument crevée (mais ravie) par le retour du salon du livre de Bondues que je vous écris. Et pour vous parler comme si on était dans le futur, eh bien euh… j’espère que vous avez créé moult poissons et canulars (mais toujours avec gentillesse, sinon je viens vous taper) pour ce premier avril !
Maintenant que les politesses habituelles ont été déroulées, débutons donc sans plus attendre la phase « News » de cette newsletter !
Les nouvelles du front :
Symphonie pour un brasier avance à un bon rythme. J’ai maintenant dépassé la moitié du premier jet ! Et comme d’habitude quand je vous parle de mes projets en cours, je vous laisse deviner un petit extrait juste… ici :
“Une myriade de cordelettes colorées décorait la main courante de l'ancien escalier de service. Ses nœuds complexes ressemblaient presque à des quipus péruviens. Peut-être que quelqu'un parmi les reclus des galeries avait eu des réminiscences de son ancienne religion, ou avait voulu apprendre aux enfants comment semer leurs messages avant de se laisser enrober par les ténèbres. Ces souvenirs de corde et de couleur frémissaient au pas des deux intrus comme autant de mains lancées dans des adieux.
- Tu entends ces bruits ?
Lénore fit non de la tête. Les coups subtils qui résonnaient à travers la tuyauterie de cuivre au dessus de leurs têtes échappaient probablement à une oreille moins...musicale. Slimane accéléra. Ce concert ne lui disait rien qui vaille.
- Des saccades dans les tuyaux.”
J’ai désormais le titre du projet que j’écrirais juste après mon post-apo… mais je vais être vilaine et le garder pour moi quelque temps (mais qui sait ? vous saurez peut-être tout à ma prochaine newsletter^^). Je vous offre quand même quelques mots-clés pour vous mettre en appétit : vampirisme, médecine, seconde guerre mondiale, amitié, résistance… égouts (oui, oui, égouts). Alors ? Qu’est-ce que ça vous inspire ?

Je sais, comme ça, c’est pas le comble du glamour… mais promis, ça devrait vous plaire !
J’ai reçu une formidable nouvelle au cours du mois ! Et si je ne veux pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué (et d’avoir signé un contrat), j’espère bientôt pouvoir vous annoncer de très bonnes nouvelles concernant une certaine… fauconne.

Ci-joint : un indice incroyablement subtil
Niveau salons, il va falloir s’accrocher ce mois-ci. Le programme s’annonce incroyablement chargé ! Attention, à vos agendas, go ! :
Trolls et légendes, Mons, le 4 et 5 avril (avec Le héron d’argent)
Festival du livre de Paris, Paris, le 17, 18, 19 avril (avec JS éditions et Le héron d’argent)
Salon du livre lesbien, Paris, le 25 avril (avec JS éditions)
L’ouest hurlant, Rennes, le 26 avril (avec JS éditions et Malpertuis)
Souhaitez moi bonne chance. Je ne sais pas comment je vais survivre à autant d’interactions sociales (dit-elle en ayant personnellement choisi d’assister à tous ces salons^^)
Et maintenant que vous avez lu mes aventures éditoriales, pourquoi ne pas vous pencher sur mes recommandations culturelles pour le mois qui vient ?
Recommandations culturelles :
Cinéma :
La lune s’est levée, Kinuyo Tanaka, Japon, 1955 : Un film étonnamment doux et mignon par rapport à mes goûts habituels. Découverte grâce à Arte (comme beaucoup de films), cette délicate comédie romantique a su me toucher au plus profond du cœur grâce à sa sensibilité et sa poésie. J’ai trouvé un côté très austenien aux différentes intrigues romantiques, avec quelques thèmes qui entrent d’ailleurs en résonance avec Emma. N’hésitez pas à visionner le film tant qu’il est disponible sur la plateforme !
See no evil, Richard Fleischer, Royaume-Uni, 1971 : Un petit thriller au concept simple, mais efficace, qui joue sur les codes de la cécité pour isoler son héroïne des atrocités d’un tueur en série lâché dans une demeure bourgeoise. Le film n’est pas exempt de défauts et je lui reproche une conclusion un peu hâtive et une final girl un peu trop demoiselle en détresse, mais il vaut le visionnage pour l’atmosphère, la réalisation impeccable et la musique absolument merveilleuse.
Livres :
Pirates, magie et crème fouettée, Natacha Didry, Slalom, 2026 : Bon bah, qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ? C’est du Natacha Didry. Ça se lit donc tout seul, c’est enlevé au niveau du rythme, c’est frais, les thèmes restent pertinents et importants, mais sont traités avec subtilité. On s’amuse et on boit frais dans un monde de fantasy fortement inspiré de la côte Andalouse !
Harmonia aux yeux d’hiver, Lynn Clairo, Le héron d’argent, 2026 : Attention, coup de cœur ! Ce conte magnifique et allégorique au possible vous emmènera dans une dimension fantastique peuplée de glace et de brumes cruelles. La métaphore de la dépression et de la perte m’a brisé le cœur, mais d’une façon si belle que je n’ai même pas su pleurer. Ce livre m’a vidée et pourtant je ne regrette rien. C’est un bijou.
Lille, Roubaix, Tourcoing — capitale de la résistance, Jacqueline Duhem, Les lumières de Lille, 2024 : Bon, oui, quand on compare l’aspect féérique et aventureux de mes précédentes lectures, un essai sur la résistance face à la barbarie nazie dans le nord de la France peut paraître un peu… brutal, mais je me nourris beaucoup de recherches historiques en ce moment (précisément pour le projet avec du vampirisme et… des égouts) et quand je lis un super texte de recherches, clair, pédagogique et touchant, eh bien je ne vois pas de raison de ne pas l’inclure dans mes favoris du mois !
Musique/Podcast/Vidéo :
On est le premier avril, vous n’alliez quand même pas y couper ! (et j’en profite pour préciser que c’est mon seul poisson de toute la newsletter, tout ici est vrai^^)
Si vous voulez quelque chose de plus sérieux, j’ai participé à une émission radio ce mois-ci ! Et voici le replay ! N’hésitez pas à l’écouter si vous voulez découvrir mes goûts musicaux et certains des secrets les plus sombres de mes livres !
Conclusion :
Maintenant que le festival l’a annoncé publiquement, je peux révéler la nouvelle à mon tour : j’ai le grand honneur de faire partie des invitées du Festival Imaj'nère d’Angers, qui aura lieu au mois de mai ! Non seulement j’y présenterai mes livres Le cantique du noyé, L’étreinte du roncier et Notre-Dame de la Dormition, mais j’ai aussi écrit une nouvelle pour l’anthologie du festival, qui porte cette année sur les femmes de pouvoir (ça, c’est du thème). Vous pourrez donc bientôt découvrir Hagiographie des exilées (eh oui, c’est la nouvelle dont vous avez choisi le titre, si ça c’est pas la classe !)

Regardez moi cette magnifique affiche !
On se retrouve le mois prochain !
Manon Segur